Après avoir reçu le message de Geogui me demandant où j'en étais de ma lecture d'Ecclésiaste" je viens de lire celui d'Eric C. qui parle ainsi:

  • "Il arrive parfois qu’une situation nous paraisse soit trop effrayante soit insurmontable....Face à ces défis, nous pourrions avoir envie de fuir ou tout simplement d'arrêter d'avancer, d'espérer. "

Ce dont je voudrais vous faire part, c'est d'une autre situation dans laquelle on a aussi des difficultés à s'en remettre totalement à Dieu : la joie.

         Dans ma vie Il a fait d'énormes choses et tout particulièrement ces derniers mois;

en revivant ce que me disait mon père, pas les situations ou les moments qui n'avaient strictement aucune importance dans le processus, juste ses mots qui me revenaient, sans aucune chronologie, sans insistance, juste ses paroles au cours de toute ma vie qui passaient dans ma tête, qui défilaient sans que je n'ai aucun pouvoir d'intervention, aucune émotion particulière : j'assistais tout simplement, jusqu'à ce que TOUT s'éclaire enfin; là, subitement, devant mes yeux, j'avais l'explication de nos relations compliquées: JE SAVAIS  et quel soulagement! Bien sûr, les faits ne changeaient absolument pas mais JE SAVAIS et cela suffisait à tout changer!

       Un an après son décès, alors que je croyais que tout était OK, ce jour là tout est devenu évident: ce qu'il voulait me communiquer toute notre vie (=sa souffrance), sa libération et sa sérénité d'être là où il est aujourd'hui, délivré et heureux enfin! C'est comme si, au-delà de sa mort, il devait me faire comprendre; cela peut paraître fou, (je ne crois pas aux histoires de communications...) mais c'est la sensation que j'ai eu.

      Au même moment, je me suis sentie totalement délivrée de cet autre "moi", celui qui avait grandi au gré des situations, comme en réactions aux souffrances , avec ses peurs, ses révoltes...et qui avait fini, au fil du temps par évincer la joie, l'espoir... plus de liens, plus de peurs, libre enfin de me retrouver MOI

      D'un coup, je fermais la porte et laissais mon père à sa "vie", je laissais aussi celle qui n'était pas MOI et avec elle toutes les contradictions, contraintes, peurs....disparaissaient .

      Ce que je ressens depuis, c'est la première fois que je le ressens ainsi: une joie débordante, une envie de tout voir , un espoir fou en demain et ce bonheur de m'être ENFIN  totalement retrouvée, cette sensation unique de bonheur, de bien-être: l'euphorie! tout devient possible  !

      Et là, j'en reviens au début de mon propos, dans cette "euphorie", je me rends compte qu'il est difficile là aussi d'avancer, de ne pas se laisser submerger! Je crois que plus la joie est intense et plus l'effort est intense!

      Heureusement, si je vous écris cela c'est que Geogui, Eric, Coeur de mots, P.H et les autres ont servi à m'aider : merci. Et puis, aujourd'hui lorsque je m'égare, le malaise dans mon coeur est si grand !

 

      En conclusion, quoique votre vie ait été, quel que soit votre âge: FAITES LUI CONFIANCE ! qu'est-ce que ça vous coûte d'essayer!