voici mes réflexions, mes compréhensions sur la suite:

 

v.7 : la création de l’homme.

            Ici, homme = adam = être humain (pas un prénom) qui vient de la terre

Dieu a formé (=yatsar = façonner, structurer) l’homme :  Il a pris son temps pour le faire ;  on peut imaginer un artisan qui crée une œuvre (Son œuvre) en y mettant amour, tendresse ; l’homme n’est pas issu d’une simple parole de Dieu, mais des mains de Dieu.

Quand Il a fini , Il souffle (= naphach =souffle, respirer) dans les narines de l’homme un souffle  de vie (= néshamah = esprit, souffle de Dieu) et l’homme devient un être vivant (= nephesh =âme, personne, être intérieur) ; Dieu nous a donné Son souffle, Son esprit est en nous depuis l’origine, nous avons une âme qui vient du souffle direct de Dieu

 

v.8, 14: le jardin d’Eden

            jardin = gan = enclos, jardin fermé ; le fait qu’il s’agit d’un endroit fermé signifie-t-il que déjà, des limites sont posées à l’homme ?

            Eden =’eden = luxe, délicat,délices, parure ; vient de ‘adan = vivre dans l’abondance, faire ses délices de, se délecter)

            ici on parle d’Eternel = yéhovah (yahvé) = celui qui est l’existant, permet de prononcer le nom propre de Dieu YHVH

Ce jardin, en plus de fournir la nourriture, est agréable (ce qui sous entend plaisir, enchantement), possède des richesses matérielles (or, pierre précieuse)

Toutefois, il possède deux arbres particuliers : l’arbre de la vie [= chay (= entretien) qui lui-même vient de chayah = vivre éternellement dans la prospérité, avoir la vie,] dont l’homme pouvait manger les fruits, et l’arbre de la connaissance (= da’ath= perception, discernement, compréhension)  du bien(= towb = excellent, bon, agréable, plaisant ) et du mal (= ra’= mauvais, malin, rusé, m échant, souffrance, misère, calamité)

v.15 : l’homme a pour mission de cultiver et de garder cet endroit merveilleux dans lequel il vivra ;

Quelques précisions :

            cultiver = ‘abad = travailler, servir, servir quelqu’un (Dieu) par son labeur

            garder = shamar = avoir la charge de, protéger, faire attention à, veiller à, préserver

les fonctions de l’homme consistent donc à travailler (servir Dieu) et à préserver ce que Dieu a mis à sa disposition

v. 16-17 : il existe une restriction dans cette vie : ne pas manger de fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal.

Les restrictions, les interdictions de Dieu sont des ordres (= tsavah = commander, ordonner, décréter), des lois ; leur transgressions entrainent toujours une sanction

Dès le départ, nous savons donc que désobéir à Dieu entraine une punition ;

Si l’homme est ainsi considéré (avec des permissions et des interdictions) c’est bien parce qu’il est plus que les autres créatures de la terre ; nous pouvons également noter que dans les directives de Dieu (permis, interdit) l’homme est mis en face d’un choix librement consenti en possession de tous les éléments (risques) : obéissance ou désobéissance ; il ne lui reste plus qu’à  choisir et assumer !

En nous évitant de connaître le mal, Dieu nous préservait ; en effet, notre nature humaine nous emmène toujours à vérifier si c’est si mal que ça, à essayer pour voir ce que ça fait,….à transgresser les lois, les interdits !

Dans notre vie quotidienne, nous avons pleins d’interdits qui sont plus ou moins sanctionnés par la société;  là, il n’y en avait qu’un seul avec pour sentence la perte de TOUT !

 

v. 19 : ce verset m’ a posé problème ; si les animaux ont été créés les 5ème et 6ème jour, AVANT l’homme, pourquoi est-il  écrit alors que nous sommes le 6ème jour « ….. Dieu façonna à partir de la terre tous les animaux sauvages et tous les oiseaux du ciel, puis il les fit venir vers l'homme….. » ?

c’est en lisant d’autres traductions que c’est devenue clair :

            semeur : « ….Dieu, qui avait façonné tous les animaux….les fit venir… »

            martin : « car l’Eternel Dieu avait formé toutes les bêtes…..puis il les avait fait venir…. »

1er privilège de l’homme : Dieu l’associe à la création en lui faisant l’honneur de choisir, de décider des noms des animaux !